Le CSLC donne les directives aux professionnels des médias
Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC) sous la houlette de son Président, Médard Milandou Nsonga a eu ce mardi 24 février 2026 à Brazzaville, une rencontre avec les responsables et professionnels des médias. Au cours de cette rencontre, le Conseil, autorité administrative indépendante chargée de réguler l’exercice de la liberté d’information et de la communication a donné un certain nombre des directives aux journalistes qui vont dans le sens de l’encadrement de la couverture médiatique de la campagne électorale de l’élection du Président de la République, scrutin des 12 et 15 mars 2026.
Cette rencontre qui intervient à quelques quatre (4) jours de l’ouverture de la campagne électorale de l’élection présidentielle s’inscrit dans le cadre de la série des rencontres que le Conseil a entrepris depuis, le 26 janvier dernier, avec les responsables des partis et plateformes politiques. Il s’est agi pour Médard Milandou Nsonga d’appeler les professionnels des médias à la responsabilité et au traitement égalitaire des candidats dans les émissions d’informations et autres tribunes de débats liées à l’expression des candidats. Le respect des règles d’éthique et de déontologie doit sans cesse guider le travail du journaliste a rappelé le Président du Conseil aux professionnels des médias.
Pendant la durée de la campagne électorale et le déroulement du scrutin, peut-on lire dans les directives, les médias doivent s’abstenir de : diffuser des informations de nature à porter atteinte à la paix, à l’unité nationale ou à la cohésion sociale ; relayer des contenus manipulés, y compris par l’intelligence artificielle, à des fins de tromperie; diffuser des propos diffamatoires, mensongers, injurieux ou incitant à la haine, à la division ou aux troubles à l’ordre public ; publier des informations dont l’origine, la véracité ou l’exactitude ne sont pas établies.
Par contre, pendant cette période, indiquent les directives, les entreprises de radio, de télévision, de presse écrite et de médias en ligne sont tenues de respecter le principe d’égalité de traitement des candidats et de leurs soutiens, tant dans le cadre de la campagne électorale officielle que dans l’information générale diffusée. Ce principe consacre l’égalité de temps d’antenne entre les candidats, un espace rédactionnel équilibré, des conditions de diffusion identiques pour des formats comparables.
Guider par le devoir d’équilibre et d’impartialité, martèlent les directives, les médias doivent veiller à ce que les commentaires, analyses et traitements éditoriaux des déclarations, écrits et activités des candidats ou de leurs soutiens soient équilibrés et impartiaux.
Notons que, outre les directives, le Président du Conseil supérieur de la liberté de communication a aussi rendu public dans la foulée, quatre (4) Délibérations pris en Collège des Membres.
Il s’agit des délibérations portant interdiction de la retransmission en direct de toute activité de campagne électorale des partis, groupements ou associations politiques au cours de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026 ; de la délibération portant interdiction de placarder des affiches particulières pendant la campagne pour l’élection du président de la République, scrutin des 12 et 15 mars 2026 ; de la délibération portant désignation des médias autorisés à assurer la couverture médiatique de l’élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026.
Rappelons que l’ouverture de cette rencontre a été marquée par l’observation d’une minute de silence, en mémoire de Philippe Mvouo, ancien président du Conseil, décédé le 18 février dernier à Orléans en France.