Dans la perspective de la régulation de la couverture médiatique de la campagne électorale de la présidentielle du 12 au 15 mars 2026, le Conseil supérieur de la liberté de communication, CSLC, en sigle en partenariat avec l’Unesco a organisé, le 13 février 2026 à Pointe-Noire, un séminaire de renforcement des capacités des professionnels de l’information et de la communication. Les cérémonies d’ouverture et de clôture ont été présidé par Monsieur, Médard Milandou Nsonga, Président de ladite Institution.
Axé sur des thèmes : la presse l’un des piliers de la démocratie ; le caractère juridique de l’élection présidentielle ; le rôle et la place de la presse dans la vie démocratique du Congo et dans la prévention des conflits ; les avantages et inconvénients des réseaux sociaux.
Des thèmes développés tour à tour par le docteur Godefroy Yombi, enseignant à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville et Membre du Conseil supérieur de la liberté de communication ; Maitre Modeste Mbossa, membre de la CNEI ; le professeur Ludovic Miyouna, et le docteur Idriss Bossoto, enseignant chercheur à l’Université Marien Ngouabi.
Autour de ces thématiques, les journalistes ont été édifiés sur leur rôle et leur responsabilité pendant la couverture de la campagne électorale, comptant pour le scrutin présidentiel du 12 au 15 mars 2026. Pendant cette période électorale, ont expliqué les conférenciers, les professionnels des médias ne sont pas des simples observateurs et spectateurs. Leur rôle devient plutôt de plus en plus crucial en cette période : ils sont le garant de la qualité du débat démocratique, appelés à transformer un flux massif d’information souvent contradictoires en un contenu clair et vérifié consommable par les citoyens. En servant de croix de transmission entre les candidats et les électeurs, les médias ont-ils expliqué, doivent contribuer à la création des tribunes et des espaces de débats contradictoires qui permettent la confrontation directe des idées sous une médiation neutre du journaliste. Alternant le rôle de pédagogue et d’informateur, ont poursuivi les orateurs, les journalistes sont appelés à faire comprendre aux citoyens, les enjeux du scrutin, en expliquant par exemple, le mode de scrutin, en décortiquant les programmes des candidats pour les rendre compréhensibles. Aussi, jouant le rôle de chien de garde de la démocratie, en ces temps modernes où les l’information circule plus vite que la lumière d’un éclair, les journalistes doivent faire preuve de vérification des faits et de l’enquête avant toute publication pour ne pas être des auteurs de publication des fausses informations, et de manipulation de l’opinion par voie de presse, ont soutenu les orateurs.
Par ailleurs, à en croire les conférenciers cités plus haut, pour répondre au principe du pluralisme politique, les professionnels des médias, doivent veiller à ce que tous les courants de pensée puissent s’exprimer, en faisant respecter le principe de l’égalité : mesurer le temps de parole et d’antenne pour éviter qu’un candidat ne monopolise l’attention médiatique.
Pour tout dire, les orateurs ont tous prêché pour le respect des principes d’éthique et de déontologie professionnelle dans le traitement de l’information avant, pendant et après le scrutin présidentiel à venir.
Pour sa part, appréciant à sa juste valeur la qualité et le contenu des thématiques abordés au cours de ce séminaire, le président du Conseil, Médard Milandou Nsonga a remercié l’Unesco pour sa contribution à la réussite de ce séminaire, les conférenciers pour leurs brillants exposés, les participants pour l’intérêt qu’ils ont accordé à ces enseignements. « Nous avions suivi avec intérêt le rôle et la place de la presse dans la vie démocratique de notre pays. Sans la presse, la démocratie évoluerait en vase clos. L’apogée de la démocratie n’est autre que l’élection au niveau local, législatif et présidentiel. Ces scrutins se déroulent selon le cadre juridique qui nous a été détaillée en ce qui concerne l’élection présidentielle », a-t-il déclaré.
Aujourd’hui, a-t-il souligné, « les médias s’activent pour donner l’information. Les médias sociaux sont les supports les plus sollicités par les candidats. Pour les professionnels que vous êtes, vous devriez faire attention à tous ces contenus pour éviter de tomber dans la désinformation et la manipulation.
Autres, fait important dans les conférences présentées, il y a le rôle des journalistes dans la prévention des conflits. Il s’agit d’une grande responsabilité.
Chers participants, vous avez reçu des connaissances supplémentaires pour renforcer vos acquis intellectuels qui feront de vous, des journalistes républicains œuvrant pour la paix et l’unité nationale dans notre pays. J’ai foi que vous mettrez en pratique ces connaissances dans la couverture de la prochaine campagne électorale » a dit le président du Conseil dans son mot de clôture du séminaire de renforcement des capacités des journalistes évoluant dans les médias de Pointe-Noire.