Régulation de la couverture médiatique de l’élection du Président de la République, scrutin des 12 et 15 mars 2026.

Le Secrétaire-Comptable du Conseil, donnant lecture du rapport synthèse de la régulation de la présidentielle des 12 et 15 mars 2026.

Le CSLC présente à la presse les insuffisances et limites de la régulation.

Le Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), sous le patronage de son Président, monsieur Médard Milandou Nsonga a procédé le mercredi 15 avril 2026 à Brazzaville devant la presse, à la restitution de la synthèse des activités de la régulation de la couverture médiatique de la campagne pour l’élection du Président de la République, scrutin des 12 et 15 mars. 

Il ressort de cette synthèse faite par le Secrétaire-comptable, monsieur Jérôme-Patrick Mavoungou que les données issues du monitoring des médias effectué par le Conseil, confirmées par les histogrammes, mettent en évidence des disparités significatives entre les candidats à l’élection présidentielle.

A titre illustratif a-t-il révélé, dans le département de Pointe-Noire, un candidat a concentré près de deux tiers du temps d’antenne, soit environ, 60% dans les médias publics et 63% dans les médias privés, tandis que certains candidats n’ont bénéficié que de parts marginales, 3% à 14%, et d’autres n’ont eu aucune visibilité. Ces déséquilibres, a soutenu Jérôme-Patrick Mavoungou ne relèvent pas d’une simple perception, mais sont visiblement établis par les données issues du monitoring des médias et les histogrammes.  Et pourtant, a-t-il poursuivi, le Conseil a garanti une égalité d’accès aux antennes dans le cadre des émissions officielles, mais malheureusement cette égalité ne s’est pas traduite dans la couverture médiatique globale. En effet, à en croire le Secrétaire-comptable du Conseil, l’égalité a été respectée dans le cadre réglementaire, mais elle n’a pas été effective dans la pratique quotidienne des médias pendant la couverture médiatique de la campagne électorale.

Par ailleurs, épinglant toujours les insuffisances et limites de la régulation de la couverture médiatique de la campagne pour l’élection du Président de la République, scrutin des 12 et 15 mars 2026, Jérôme-Patrick Mavoungou, Secrétaire-comptable du Conseil a évoqué l’influence des moyens financiers. 

En effet, a-t-il souligné, « l’analyse des données issues du monitoring révèle que la visibilité médiatique des candidats est largement déterminée par leurs moyens financiers et leur capacité organisationnelle, ce qui contribue à accentuer les déséquilibres observés dans la couverture médiatique ».

De même, il a été observé a-t-il ajouté, l’émergence de pratiques de contournement, caractérisées par des campagnes électorales déguisées et la valorisation d’actions publiques en période préélectorale. Au sujet de cette pratique de contournement, le rapport relève que « certains candidats ont privilégié les réseaux sociaux et médias en ligne au détriment des médias classiques. D’autres ont refusé de collaborer avec les médias publics, les qualifiant de médias acquis au pouvoir. Ce cas a été constaté à Pointe-Noire », a indiqué le Secrétaire-comptable du Conseil.    

En outre, parlant  des  leçons  à tirer de cette régulation, qui se résumeraient principalement à l’existence d’un écart significatif entre le cadre légal garantissant l’égalité et la réalité de la pratique médiatique sur le terrain, Jérôme-Patrick a indiqué que les  contraintes financières, techniques et logistiques ont largement limité l’efficacité de  l’Institution de régulation des médias à bien mener sa mission de régulation de la couverture médiatique de la campagne de l’élection présidentielle, scrutin des 12 et 15 mars 2026.

Face à ces difficultés, le Conseil a jugé utile de recommander au pouvoir public d’assurer, en année électorale, l’allocation au Conseil d’une subvention spéciale dédiée à la régulation de la couverture médiatique, a conclu l’orateur.

Notons qu’avant d’éplucher les insuffisances et limites de la régulation de la couverture médiatique de l’élection du Président de la République, scrutin des 12 et 15 mars, le Secrétaire-comptable a énuméré les actes préliminaires posés par le Conseil, avant l’ouverture de la campagne électorale.

 Ceux-ci a-t-il rappelé se résument à l’adoption et à la publication du cadre juridique et institutionnel, à l’organisation d’une série de rencontres citoyennes avec les partis et plateformes politiques et à l’organisation des séminaires de renforcement des capacités des professionnels de l’information et de la communication.

Les Membres du Bureau du Conseil supérieur de la liberté de communication

Vue partielle des Journalistes pendant la restitution

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