Célébration en différée de la journée mondiale de la liberté de la presse

Présidium du Focus

Le Président du Conseil appelle à une pratique saine, désintéressée, démonétisée et dématérialisée du métier du journaliste. 

Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Monsieur Médard Milandou Nsonga a fait cette exhortation le vendredi 8 mai 2026 à Brazzaville, à l’occasion de la commémoration en différée de la 33ème édition de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai de chaque année.

« Façonner un avenir en paix » pour une presse au service de la démocratie et du développement économique, c’est sous ce thème que le monde a célébré le 3 mai 2026, la journée mondiale de la liberté de la presse.

Ce vendredi 8 mai, dans le cadre de la commémoration en différée de cette journée, les organisations, l’Union des professionnels de la presse congolaise (UPPC) et Journalisme et Ethique Congo(JEC), avec la participation du ministère de la communication des médias et du Conseil supérieur de la liberté de communication ont organisé  en partenariat avec l’Unesco, un focus pour engager une espèce  de réflexion collective sur le rôle fondamental de la presse dans la consolidation de la démocratie et de la paix.

A cette occasion, les organisations, l’Union des professionnels de la presse congolaise (UPPC) et Journalisme et Ethique Congo(JEC) ont rendu public une déclaration conjointe dans laquelle, les deux organisations évoluant dans le domaine de l’information et la communication ont salué l’engagement quotidien des journalistes congolais qui, malgré les difficultés économiques, sociales et professionnelles, continuent d’exercer leur métier avec courage, responsabilité et attachement à l’intérêt général. De même, qu’ils ont de manière unanime pris position en indiquant qu’« au Congo, le journaliste ne doit pas être un amplificateur de divisions, mais un artisan du vivre-ensemble par la diffusion des contenus responsables, sourcés et vérifiées ». Aussi, tout en prenant acte du classement 2025 de l’organisation Reporter sans frontière (RSF) qui place le Congo au 68ème rang mondial sur 180 pays, l’UPPC et JEC appellent les journalistes au professionnalisme, à la retenue et au sens élevé de responsabilité sociale dans l’exercice de leur métier.

Ce classement de Reporter sans frontière qui visualise également la fragilité de l’environnement dans lequel exerce les journalistes congolais n’a pas manqué d’attirer l’attention des responsables de l’UPPC et JEC qui ont indiqué à travers leur déclaration lue par Arsène Severin Ngouela que « la liberté de la presse ne peut être garantie sans indépendance économique des médias, sans protection sociale effective des journalistes et sans accès équitable aux sources d’information ». A cet effet,  ils attirent l’attention des pouvoirs publics « sur la précarité persistante de la presse congolaise ».  Face à ce constat, ils ont réitéré leur appel en faveur d’un véritable mécanisme durable de soutien de l’Etat à la presse congolaise, avant de demander l’opérationnalisation immédiate du Fonds d’Appui aux organes de presse.

De son côté, invité à prendre la parole dans la suite des allocutions qui ont marqué ce focus, le Président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Médard Milandou Nsonga a souligné qu’au moment où le monde est bouleversé par des défis numériques, la responsabilité du journaliste devient plus accrue.  Car, à en croire le Président du Conseil, « façonner un avenir de paix sans une presse responsable ressemble à une utopie ». C’est pourquoi a-t-il dit aux professionnels des médias, « vous devrez être des bâtisseurs d’un monde plus juste et plus serein ». Pour atteindre cet objectif, a-t-il conseillé, « faites votre travail avec abnégation et professionnalisme, tel que vous l’avez appris, en mettant toujours en avant les principes déontologiques et éthiques qui régissent la pratique de votre métier ». Notons qu’avant de terminer son propos, Médard Milandou Nsonga n’a pas manqué d’exhorter les journalistes congolais à une pratique saine, désintéressée, démonétisée et dématérialisée du noble et beau métier du journaliste.

A signaler que bien avant le président du Conseil, monsieur Antoine Oviebo Ethai Directeur de cabinet du Ministre de la communication et des médias a dans son propos liminaire mis un accent particulier sur les acquis du cadre législatif congolais qui consacre bien, a-t-il fait savoir, l’exercice de la liberté de la presse.

Alors que Jean Charles Maniongui, président du conseil d’administration de l’UPPC a dans son mot de bienvenu lancé un appel à l’endroit des professionnels des médias d’œuvrer pour la reconfiguration du paysage médiatique congolais, afin de donner à la presse, un visage humain qui s’inspire des engagements de la déclaration de Windhoek qui invite à encourager une presse qui soit au service de la démocratie et du développement économique.

Arsène Sévérin NGouela, Directeur Exécutif du JEC donnant lecture de la déclaration.

Vue partielle des participants au Focus

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