Dans une déclaration rendue publique, ce jeudi 8 janvier 2026 à Brazzaville, le Collège des membres du Conseil supérieur de la liberté de communication réuni sous la houlette de son Président, Médard Milandou NSonga, s’est inquiété de la recrudescence de publications à caractère diffamatoire, injurieux et d’atteinte à l’honneur, à la dignité des personnes, à la crédibilité des Institutions de la République et à la cohésion nationale.
En effet, face à ce constat et à quelques deux mois de l’élection présidentielle de mars prochain, le Conseil supérieur de la liberté de communication, CSLC en sigle, qui n’entend pas transiger sur le non-respect des règles déontologiques, éthiques et professionnelles, appelle les professionnels des médias et autres acteurs de l’espace informationnel à se conformer à la loi. Faute de quoi, le CSLC s’est dit prêt à sanctionner.
« La loi organique n°4-2003 du 18 janvier 2003 déterminant les missions, l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil supérieur de la liberté de communication, telle que modifiée et complétée par la loi organique n°27-2022 du 29 juin 2022, confère au Conseil supérieur de la liberté de communication le pouvoir de sanctionner les entreprises de presse et de communication en cas de violation des règles professionnelles et déontologiques, qu’il s’agisse de manquements ponctuels ou de violations flagrantes et répétées , notamment en cas de : de diffusion d’informations non fondées ou non vérifiées, de manipulation de l’opinion et de diffamation, d’injure, d’atteinte à la dignité et à l’honneur », lit-on dans la déclaration.
« Le Collège des membres tient à rappeler, avec force, que la liberté de la presse n’est ni la liberté de diffamer, ni la liberté de manipuler, ni la liberté d’attaquer sans preuve », martèle la déclaration. Aussi, tout en jouant à la pédagogie, le Collège des membres du Conseil à travers sa déclaration, invite les professionnels des médias et autres utilisateurs de l’espace informationnel à privilégier l’exactitude des faits, la vérification des sources, le respect des personnes et des institutions et à s’abstenir de toute dérive susceptible de porter atteinte à la paix sociale, à la stabilité nationale et à la crédibilité du processus démocratique.