CSLC : échange de vœux avec la presse Médard MILANDOU NSONGA appelle les journalistes à la vigilance.

Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Monsieur Médard Milandou Nsonga a fait cette invite, ce lundi 26 janvier 2026 à Brazzaville, à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux de nouvel an avec la presse nationale et internationale, ONG et Associations évoluant dans le domaine de l’information et la communication. La cérémonie a également connu la présence des Membres et personnels du Conseil supérieur de la liberté de communication.

En effet, face à l’évolution technologique intervenue dans l’écosystème de l’information et de la communication, notamment avec les médias et plateformes numériques, la collecte et le traitement de l’information imposent aux professionnels des médias a dit le président du Conseil, « beaucoup de vigilance, à chaque instant ». Car, avec ces technologies, a-t-il expliqué, « l’appropriation massive, banalisée, de la diffusion de l’information, offre des avantages certains et comporte, en même temps, de nombreux risques ». Ces technologies numériques sont souvent à l’origine de la propagation de fausses nouvelles, l’amplification des discours clivants, la publication des contenus non vérifiés, hors contexte ou malveillants et même fabriqués de toute pièce à l’aide de l’intelligence artificielle », à en croire le président du Conseil.  En période électorale, ces dérives s’amplifient, d’où l’annonce par Médard Milandou Nsonga, d’une série de formations, visant à renforcer les capacités des journalistes, afin que ceux-ci soient, a-t-il dit des « gardiens de la parole publique, des architectes du récit collectif afin de nourrir utilement la réflexion et la conscience citoyenne ». Dans cette série d’annonces, le président du Conseil prévoit de mettre à la disposition des journalistes, sous les conditions édictées par le Conseil, la carte d’identité professionnelle permettant l’accès aux sources d’information. De même que, pour amoindrir les difficultés d’ordre matériels et financiers des médias, le président du Conseil espère que ces problèmes trouveront leurs solutions avec le Fonds d’aide aux organes de presse qui vient de voir le jour.

Aussi, tout en reconnaissant le rôle majeur joué par les médias et les professionnels de l’information et de la communication, notamment lors des événements marquants l’histoire du Congo, Médard MILANDOU NSONGO nourrit sa « ferme conviction qu’il en sera, de même, une fois encore, à l’occasion du scrutin présidentiel de mars 2026 ».  Cependant, appelant les journalistes à la responsabilité, a-t-il dit : « je ne peux m’abstenir de repréciser que les lois et règlements, les principes éthiques et déontologiques, l’autocensure, le respect de la ligne éditoriale sur lesquels se fondent vos métiers doivent, absolument, servir de repères, le long de la couverture médiatique de ce grand rendez-vous politique ». 

Notons que le président du Conseil supérieur de la liberté de communication, Monsieur Médard Milandou Nsonga, répondait à travers ce speech à Monsieur Jean Clotaire Hymboud, Secrétaire général de l’Association des éditeurs de presse du Congo, représentant l’ensemble des professionnels des médias du Congo. En effet, s’exprimant à l’occasion de cette cérémonie d’échange de vœux au nom de toute la corporation, Jean Clotaire Hymboud a évoqué à l’orée de l’échéance électorale présidentielle, la nécessité pour toutes les composantes de la Nation de promouvoir l’apaisement et l’esprit de responsabilité.  « Les professionnels des médias et de la communication, a-t-il dit   ne sauraient faire l’impasse de ces exigences. Ils doivent être plus exigeant dans le respect de l’éthique et de la déontologie ». Se montrant préoccupé par les effets pervers des réseaux sociaux, qui sont encore difficile à réguler, Jean Clotaire Hymboud entend voir ce secteur d’activité être encadré et règlementé, en raison de son impact sur l’opinion publique et pour un usage responsable des réseaux sociaux. Par ailleurs, rappelant le contexte économique et financier difficile du pays, le représentant du collectif des professionnels des médias a révélé que le monde de la presse est caractérisé par la disparition progressive des médias (radios, télévisions, journaux) et la précarité sociale de plus en plus aigüe des journalistes des médias publics et privés.  Pourtant, a-t-il dit, « tout a été mis en place, par l’Etat, pour matérialiser l’aide publique aux médias depuis 2001, à travers d’abord la Redevance audiovisuelle (RAV) et aujourd’hui le Fonds d’aide aux organes de presse (FAOP). Mais à ce jour, ces mécanismes successifs n’ont jamais fonctionné », a déploré Jean Clotaire Hymboud. « Notre souhait ardent, en tant que professionnels de l’information et de la communication, est que le Conseil supérieur de la liberté de communication se rapproche du Ministère de la communication et des médias, pour engager les démarches de décaissements des montants destinés aux médias tant publics que privés, au titre de l’année 2025, dans le cadre du Fonds d’aide aux organes de presse », a-t-il conclut.

 

Le Président  du Conseil supérieur de la liberté de communication décline la Feuille de route de 2026

Monsieur Jean Clotaire Himbou, Représentant du Collectif des professionnels des médias

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut