CSLC

CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA LIBERTÉ DE COMMUNICATION

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Journée mondiale de la liberté de la presse 3 mai 2024

Le Conseil supérieur de la liberté de communication décerne des certificats de mérite aux journalistes environnementaux.

A l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, ce 3 mai 2024, le Conseil supérieur de la liberté de communication sous la houlette de son Président, Monsieur Philippe Mvouo a décerné des certificats de mérite à 12 journalistes qui s’illustrent dans le traitement des sujets environnementaux tant dans la presse audiovisuelle que la presse écrite.

Célébrée sous le thème : « la presse au service de la planète : le journalisme face la crise environnementale », cette commémoration a connu la participation de la représentante de l’Unesco au Congo, Madame Fatoumata Barry Marega, des ministres de l’environnement, du développement durable et du bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault et de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Thierry Moungalla.

Dans son discours d’encouragement à la presse, justifiant son choix de décerner des certificats de mérite aux journalistes qui traitent des questions portées sur l’environnement, Philippe Mvouo a expliqué qu’il s’agit de les encourager à se distinguer comme spécialistes dans ce domaine et à persévérer dans ce nouveau sacerdoce. Surtout quand on sait que   le journalisme environnemental connait de plus en plus de nombreuses menaces et formes de violence, en raison de la nature sensible de ses reportages, a-t-il ajouté. Aussi, tout en appelant à la prise de conscience des professionnels de l’information et de la communication exerçant dans les médias publics, privés et en ligne, sur tous les aspects liés à la crise environnementale au Congo, le Président du Conseil a dit qu’il demeure convaincu que les professionnels sont des acteurs clés dans la promotion d’un avenir plus sûr, en luttant contre la désinformation et la mésinformation, par la diffusion des informations fiables.  

Pour sa part, la représentante de l’Unesco au Congo, Madame Fatoumata Barry Marega qui a rendu public, le message de la Directrice Générale de l’Unesco, Audrey Azoulay a révélé que la planète est au bord du précipice climatique : 2023 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec une température moyenne à la surface du globe de 1,45°c supérieure à celle de l’ère préindustrielle. Ainsi, face à ce péril existentiel a-t-elle indiqué, le défi climatique s’affiche comme un défi journalistique et informationnel.  Car, souligne-t-elle, aucune action climatique efficace n’est possible, sans l’accès à une information scientifique fiable et libre. C’est d’ailleurs, tout le sens à donner à la présente édition qui met l’accent sur ce lien essentiel entre protection de la liberté d’expression et la préservation de la planète, a-t-elle indiqué.

Pour contrer la désinformation autour du dérèglement climatique, l’Unesco en appelle à la responsabilité des grands réseaux sociaux, qui doivent renforcer leurs mesures de modération et de régulation. De même qu’elle en appelle à la protection des journalistes et des professionnels des médias, trop souvent victime de harcèlement, de violence et de censure.

En effet, selon une étude de l’Unesco qui s’apprête à être publiée, 70% de reporters environnementaux ont été victimes d’attaques, de menaces ou de pressions à cause de leur travail.

Dans la même veine, le ministre de l’environnement, du développement durable et du bassin du Congo, Arlette Soudan-Nonault a estimé dans son propos que face à l’urgence climatique et environnementale, face à la destruction de la biodiversité, les médias congolais loin de capituler ont un rôle à jouer dans la protection de l’environnement et la promotion du développement durable. En effet, a-t-elle soutenu, les médias constituent un moyen idéal de formation et d’éducation environnementale. Les professionnels de la presse a déclaré, Arlette Soudan -Nonault sont dans l’exercice de leurs fonctions, des acteurs déterminants en vue de susciter un engagement individuel et collectif à la cause de l’environnement. Convaincu que le principe de l’information reste l’un des piliers fondamentaux de la protection de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault a annoncé la création à Brazzaville de la Radiotélévision du Bassin du Congo. Un média qui mettra l’accent sur la large diffusion de la culture de la protection de l’environnement, la mise en œuvre des actions concrètes de protection de l’environnement et de renforcement de la législation et règlementation sur l’environnement.

Liste des journalistes récipiendaires

  1. Alexis Damase MELEMON, Télé Congo
  2. Ulrich MABIKA LOUNDOU, Télé Congo
  3. Bonaventure Vivianne NKOUA, Radio Congo
  4. Marie Odette ITANGO, Radio Congo
  5. Roch LEBARA LOUO, Radio Rurale
  6. Ghislain AYINA, Radio Rurale
  7. Souverain MASSALA NGOUANGOUA, Radio Mucodec
  8. Annette KOUAMBA MATONDO, La Nouvelle République
  9. Marien MASSALA NZIKOU, Présence Economique
  10. Philippe BANZOUZI, La Semaine Africaine
  11. Bruno Zéphirin OKOKANA, Le Dépêches de Brazzaville
  12. Sosthène Euphrasie MILANDOU, Agence Congolaise d’Information.
Le Présidium de la cérémonie
Le Président du CSLC prononçant son discours
La Représentante de l'UNESCO au Congo
Une vue partielle des Hauts Conseillers
Une vue partielle des participants
Le Président du CSLC posant avec l'un des récipiendaires, Alexis Damase MELEMON

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